Kuba/N'dengese people, Diviner's Scepter (Féticheur), West Kasai, Congo

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Kuba/N'dengese people, Diviner's Scepter (Féticheur), West Kasai, Congo

Messaggio  Elio il Lun Mar 12, 2012 5:10 pm



Kuba/N'dengese people, Diviner's Scepter (Féticheur), West Kasai, Congo


18,1in/46cm
Bois, peau d’animal, charge magique, patine brun/orange et traces rituelles d’une croûte noire
19th century

Collection Privée, Italie
Photo Michel Gurfinkel et Luca del Pia
Arti delle Mani Nere All Rights Reserved


Provenance
-Ancienne collection Carlo Lamote, photographe cinéaste pour la télévision congolaise « Société Congovox » 1966
-Coll. Francis Réveillaud, Parigi

Exposition
-“Arts d’Afrique noire”, Galerie Nast à Paris, 2009, Parigi
- L'Africa delle meraviglie - Arti africane nelle collezioni italiane, Musée Palazzo Ducale et Castello d'Albertis, Genova,
31 décembre 2010 – 5 juin 2011.

Pubblication

-Cat. Exposition “ Arts d’Afrique noire”, Galerie Nast à Paris, Paris, 2009, pag.2, 15 e 16, color
-Elio Revera, La nostra Africa en Qui Brescia, anno 7, n. 65, dicembre 2010, Brescia, pag. 142, color


Le sceptre est taillé dans une branche dont il épouse la forme sinueuse se divisant en trois segments. Une charge magique est fixée au bâton, maintenue dans une poche faite d'une peau d'animal cousue. Le sommet du sceptre figure un serpent enroulé, la tete pointant vers le haut, et se termine par la représentation d'un personnage debout, les pieds joints, les jambes détacheés, le serpent appuyé sur l'une d'elle.

Ses bras sont repliés sur sont torse, l'un venant saisir une épaule et l'autre le flanc. La même position des bras est celle d'une statuette en bois, cm.21, du Royal Museum for Central Africa,
Tervuren, de Bruxelles (Inventory n. EO.1959.48.27).


Royal Museum for Central Africa, Tervuren, Bruxelles.

Le cou allongé orné de colliers superposés est typiquement Ndengese. La tete s'élargit en une coiffe dont le sommet est orné d'une calotte en forme de losange incisée de motifs géométriques.

La nuque, le dos et le ventre sont parcourus de scarifications en forme de losanges et de zigzags. Au niveau des fesses deux petits trous dans le bois servaient à contenir une charge annale.

La patine brun orangé du bois a conservé les traces d'une croûte noire résultant probablement de libations rituelles. L'existence de charge magiques laisse penser que cet objet fût l'instrument d'un devin ou en tout cas qu'il servit pour des rites propitiatoires ou initiatiques ( Société secrète Dombe, Botsfuji o Ekoho).
(Nicolas Rolland, Cat. Exposition Gallerie Nast à Paris)


L’origine de cet objet du Kasai occidental, caractérisé par des coupes fermes et décidées et par une surprenante spontanéité d’exécution, est difficile à définir, bien que beaucoup d’éléments (scarifications, cou allongé et annelé, forme de la tête, coiffure) permettent de l’associer à la zone culturelle Kuba/N'dengese.
De plus, la présence des charges magiques semble suggérer que cet objet a été l’instrument d’un devin qui s’en servait pendant des rituels propitiatoires ou initiatiques.
Nature et culture se rencontrent dans cet artefact dans les formes naturelles du bois, le cuir animal  et les éléments rituels : un unicum à la forte charge symbolique. Une sorte de « transformation alchimique » qui donne au devin ce que la nature même a produit de façon spontanée et que l’intervention de l’homme a consacré.
En ce qui concerne  la signification des symboles présentés par le sceptre, on ne peut qu’exprimer des hypothèses justifiées par nos connaissances actuelles.
La position des bras de la figure silhouette n’est pas inhabituelle dans l’iconographie Kuba/N'dengese (J. Cornet, 1972, p. 262 et F. Neyt, pag. 177).Notamment le bras droit posé sur le ventre pourrait être vu comme le geste qui contrôle le mambu, à savoir « ce qui doit être dit » et l’intensité avec  laquelle l’exprimer (R. F. Thompson, 2002, pag. 67).
La symbolique du serpent  joint à la figure féminine est également inconnue. Elle rappelle les contenus de syncrétisme chrétien dans un objet d’inspiration shamanique/divinatoire.
Le serpent est sans doute l’animal le plus représenté dans la symbolique universelle : ancêtre mythique et donneur de vie, symbole de la guérison, animal se trouvant à la source de la vie et du désir sexuel, mais aussi  craint et exorcisé en tant que représentation ancestrale de l’énergie psychique la plus profonde et inconnue (De Martino, 1973).  
Chez plusieurs peuplades du Nigéria et du Congo telles que les Yoruba, Igbo, Songye et Luba, le serpent – par son absence d’articulations et par sa fluidité de mouvement – est associé aux origines primordiales, à l’eau et à la pluie, et est appelé « arc-en-ciel » pour représenter le lien entre les divinités du ciel et celles de l’eau, à leur tour liées à la fécondité. ( Mavoungou Pambou, 1997, pag. 95)
La légende racontée par Cornet (AAN, #17,1976) est évocative : une femme Ndengese, Gunji Ilunga, après de moult  péripéties, crée la société masculine « totshi », dont les membres sont caractérisés par une coiffe dénommée emat’eyeye, agrémentée de deux appendices assimilables aux oreilles, à savoir le typique couvre-chef en raphia finement tressé à motif géométriques, qui rappelle la forme de la coiffe de la figure sur le sceptre avec le losange incrusté sur la tête.
(Photo AAN, #17,1976)

Gunji Ilunga, seule femme entre plusieurs hommes. Et si c’était elle, le témoin de cette histoire, la figure au sommet du bâton ?
Difficile à dire. Ces rituels perdus sont désormais la seule trace d’un passé  appartenant aux immenses territoires d’Afrique.
Il nous reste la beauté d’une forme sinueuse de la nature, une simple branche devenue objet artistique raffiné dans les mains de l’habileté créatrice d’un anonyme sculpteur de la forêt.


Yale University Art Gallery n. 116923


Bibliographie

-Raoul Lehuard “ Art Bakongo Insigne de Pouvoir. Le sceptre “, AAN, Arnouville, 1998
-Joseph Cornet, “Art de l’Afrique Noire au Pays du fleuve Zaire“, Bruxelles, 1972.
-Francois Neyt, “Arts traditionells et histoire au Zaire”, Université Catholique de Louvain, Louvain, 1981
-Robert Farris Thompson, “La gestuelle Kongo”, en Cat. Exposition “Le Geste Kongo”, Musée Dapper, Paris, 2002.
-Ernesto De Martino,” Il mondo magico”, Boringhieri, Torino, 1973
-René Mavoungou Pambou, “Proverbe chez les Bavili”, Bajag- Meri Eds 1997
-Joseph Cornet, “A propos des statues Ndengese” en Arts d’Afrique Noire, n° 17, Arnouville, 1976.

Carlo Lamote, né en 1928, part au Congo belge en janvier 1950 comme photographe-cinéaste à Inforcongo, le Service d'Information du Gouvernement Général. Le 30 juin 1960, il devient Conseiller d'Anicet Kashamura, ministre de l'Information et des Affaires culturelles. En octobre 1961, il est chargé de la mise sur pied de la Télévision congolaise par le ministre de l'Information et des Affaires culturelles Joseph Iléo. En 1964, il quitte l'Assistance Technique belge pour fonder la société de production et de distribution de films Inter African Films et l'Agence de presse cinématographique African Newsfilm Agency. En 1965, il devient Président de l'Association de la Presse Internationale au Congo et, en 1966, fonde Congovox, dont le principal partenaire est le gouvernement congolais et dont il devient le Directeur général.







Kuba/N'dengese, Scettro di divinazione (Féticheur), Congo occidentale
cm.46, Legno, pelle animale, sostanza magica, patina bruno/ aranciata con tracce scure crostose da versamenti rituali
XIX sec.

Collezione privata, Italia
Foto  Michel Gurfinkel e Luca del Pia
Arti delle Mani Nere All Rights Reserved


Provenienza
-Vecchia coll. Carlo Lamote, fotografo e cineasta della televisone congolese « Société Congovox » 1966
-Coll. Francis Réveillaud Nast, Parigi

Esposizioni
-“Arts d’Afrique noire”, Galleria Nast à Paris, settembre 2009, Parigi
-L’Africa delle Meraviglie. Arti Africane nelle collezioni italiane. Museo Palazzo Ducale e Castello D’Albertis, Genova,
31 dicembre 2010- 5 giugno 2011.

Pubblicazioni
-Catalogo Esposizione “ Arts d’Afrique noire”, pag.2, 15 e 16, color
-Elio Revera, La nostra Africa, in Qui Brescia, anno 7, n. 65, dicembre 2010, Brescia,  pag. 142, color

Lo scettro è intagliato seguendo la forma sinuosa del ramo e si divide in tre segmenti. La carica magica, contenuta in una tasca fatta di consunta pelle animale, è fissata allo scettro. Un serpente si arrotola lungo lo scettro fin sulla sommità e punta la testa verso l’alto; in cima appare un personaggio, i piedi uniti, le gambe staccate ed a una di esse, si appoggia il serpente.
Le braccia del personaggio sono incrociate, la sinistra poggia sulla spalla destra, l’altra  sul fianco sinistro.
Il collo allungato è ornato di collari sovrapposti come d’uso tra i  N’Dengese.
La testa indossa una sorta di berretta sulla cui sommità c'è una calotta a forma di losanga decorata con incisioni a motivo geometrico. La nuca e il dorso recano scarificazioni in forma di losanga e di zig/zag. A livello delle natiche ci sono due piccoli fori destinati ad accogliere la carica magica anale.
La patina bruno/aranciata del legno conserva tracce scure e crostose  a causa, probabilmente, dei versamenti rituali. L’esistenza delle cariche magiche induce a ritenere che questo oggetto fosse lo strumento di un divinatore/féticheur o che, in ogni caso, servisse per riti propiziatori o iniziatci ( Società Segrete  Dombe, Botsfuji o Ekoho ).
(Nicolas Rolland, Cat. Esposizione Galleria Nast à Paris)


L’origine di questo oggetto del Kasai occidentale, caratterizzato da tagli sicuri e decisi e da una sorprendente spontaneità esecutiva, è di difficile definizione anche se per tanti elementi, scarificazioni, collo allungato e inanellato, forma della testa, acconciatura, la riconducono all’area culturale Kuba/N'dengese.
L’esistenza inoltre di cariche magiche suggerisce che questo oggetto sia stato lo strumento di un divinatore che lo utilizzava in rituali propiziatori o iniziatici.
Natura e cultura si fondono in questo manufatto tra forme naturali del legno, pelle animale e gli elementi rituali: un unicum di forte carica simbolica .
Una “trasformazione alchemica” che riconsegna al divinatore ciò che la natura stessa ha prodotto spontaneamente e l’intervento dell’uomo ha consacrato.
Circa i significati dei simboli proposti dallo scettro si possono soltanto esprimere alcune ipotesi alla luce delle conoscenza attuali.
La posizione delle braccia della figura non è inusuale nell’iconografia Kuba-Ndengese ( immagine da J. Cornet, 1972, p. 262e, F. Neyt, 1981, pag.177) e quella di una statuetta Kuba di legno, cm.21, conservata al Royal Museum for Central Africa, Tervuren, Bruxelles.
Inventory n. EO.1959.48.27).


J. Cornet

In particolare il braccio destro sul ventre potrebbe essere inteso come il gesto che controlla il mambu, cioè “quello che deve essere detto” e l’intensità con la quale esprimerlo (R. F. Thompson, 2002, pag. 67).
Ugualmente sconosciuto è il significato del serpente, congiunto alla figura femminile, che rinvia a contenuti di sincretismo cristiano in un oggetto di ispirazione sciamanico/divinatoria.
Il serpente è forse l’animale più rappresentato nella simbologia di tutti i tempi, antenato mitico, vivificatore, simbolo della cura, animale originario alle sorgenti della vita e della libido, ma anche temuto ed esorcizzato quale ancestrale rappresentazione della  sconosciuta energia psichica del profondo (De Martino,1973).
Presso molti popoli della Nigeria e del Congo quali Yoruba, Igbo, Songye, Luba, il serpente per la sua assenza di articolazioni e fluidità di movimento è associato alle origini primordiali, all’acqua, alla pioggia ed è chiamato “arco in cielo”, a rappresentare il legame fra le divinità del cielo e quelle dell’acqua il cui rimando è in ogni caso alla fecondità (R. Mavoungou Pambou, 1997, pag. 95)
Suggestiva poi, è la leggenda narrata da Cornet ( AAN, #17,1976), nella quale una donna Ndengese, Gunji Ilunga, dopo varie vicissitudini, dà vita alla società maschile “Totshi”, caratterizzati da una coiffure denominata emat’eyeye ornata da due appendici assimilabili alle orecchie, il tipico copricapo di rafia finemente intrecciato a motivi geometrici, che rinvia alla forma dell’acconciatura della figura dello scettro con la losanga incisa sul capo.

Gunji Ilunga unica femmina tra tanti maschi. Che sia proprio lei, la testimone di questa storia, quella figura sulla sommità del bastone?
Chissà? Rituali perduti, ormai vestigia di un passato affidato agli immensi spazi dei territori d’Africa.
A noi rimane la bellezza di una forma sinuosa della natura, un semplice ramo divenuto fine oggetto artistico nelle mani dell’abilità creativa di uno sconosciuto scultore della foresta.


Opera registrata alla Yale University Art Gallery
Numero di archivio 116923


Bibliografia
-Raoul Lehuard “ Art Bakongo Insigne de Pouvoir. Le sceptre “, AAN, Arnouville, 1998
-Joseph Cornet, “Art de l’Afrique Noire au Pays du fleuve Zaire“, Bruxelles, 1972.
-Francois Neyt, “Arts traditionells et histoire au Zaire”, Université Catholique de Louvain, Louvain, 1981
-Robert Farris Thompson, “La gestuelle Kongo”, en Catalogue Exposition “Le Geste Kongo”, Musée Dapper, Paris, 2002.
-Ernesto De Martino,” Il mondo magico”, Boringhieri, Torino, 1973
-René Mavoungou Pambou, “Proverbe chez les Bavili”, Bajag- Meri Eds 1997
-Joseph Cornet, “A propos des statues Ndengese” en Arts d’Afrique Noire, n°17, Arnouville, 1976.
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